Le chemin de la Costa se faufile au cœur d’une magnifique forêt de chênes pubescents. Certaines parties du chemin sont empierrées et flanquées de cultures en terrasse. Il s’agit d’une zone très ombragée, qui permet le développement de mousses et de fougères telles que les polypodium, la capillaire des murailles et la capillaire noire. Le lis martagon, l’une des espèces les plus spectaculaires en Andorre, agrémente quelques recoins du parcours. Des prunelliers, reconnaissables à leurs fruits bleus, poussent dans les zones les plus clairsemées.
Le sous-bois est tapissé de buis, d’églantiers et de cerisiers de sainte Lucie. L’étage herbacé est dominé par la langue d'oiseau, l’herbe à Robert et la saponaire des rochers. Au début du printemps, les fleurs mauves et blanches de l’anémone hépatique et les fleurs jaunes des primevères apportent une première touche de couleur, sous les chênes encore nus. Cette forêt de chênes abrite en outre une faune variée.
On peut y surprendre l’écureuil ou, tout du moins, voir les pommes de pin rongées qui dénotent sa présence. En fouinant dans les creux des arbres, on peut trouver des loirs gris. Les oiseaux sont très présents : le geai criard, qui avertira les autres de la présence d’intrus, le petit roitelet triple-bandeau, la fauvette des jardins et le pinson des arbres. Le retour peut se faire par le chemin du Serrat, que l’on prend environ 300 m plus bas sur la route de la Comella, ou par celui du Serrat Blanc, en suivant la route quelque 500 m de plus.
